Il est bien évident que ça ne pouvait pas faire, j’avais lavé il y a quelques années ma rampe de culbuteur de mon moteur d’origine, mais il s’avère que la rampe du moteur de réserve est en bien meilleur état au niveau de l’usure des axes et des portées et bien évidemment… plus sale.
Les rampes :

Mise en place des deux rampes pour analyses, même type même modèle, totalement identique à par l’usure qu’il me faut vérifier sur les culbuteurs.


Voilà l’usure, à gauche la rampe d’origine et à droite celle du moteur de réserve, il ne faut pas chercher plus loin… il faut encore se salir les mains.
Le démontage s’effectue facilement en dévissant les vis de retenue des axes à chaque extrémité de la rampe, il est évidant qu’il ne faut pas intervertir les pièces, surtout les blocs d’extrémité, car l’un deux comprend des trous de passage d’huile pour les axes.

Ci-contre, un culbuteur avec la bague interne, à noter qu’il faut gratter tous les petits trous via un fil de fer, car ces derniers sont bouchés par la vieille huile. Dure tâche, mais c’est à faire.

Ici, le résultat de l’opération du rectifiage et polissage de la surface d’appuis avec la soupape.


J’en ai profité pour polir toutes les surfaces en appuis.

Ici, les deux axes, l’un est propre l’autre encore sale, rien à voir au visuel ni au touché d’ailleurs, car il est bien plus lisse, il est évident qu’après un coup de frotte (encore !!! oui je sais) la surface devient presque parfaite. Il reste encore à passer un fil de fer dans le conduit interne pour voir si c’est pas bouché, White-spirit et soufflette pour sortir la vieille huile et c’est bon.

Phase de remontage, comme au nettoyage, partir d’un côté pour arriver à l’autre (sans avoir mélangé les pièces), dans le même temps mettre de l’huile, bien serrer au final et vérifier que son montage ne force pas.

Mise en place de la rampe sur la culasse, bien essuyer chaque portée, vérifier que les tiges de culbuteurs sont bien à leurs places et serrer.
Tuyau d’arrivée d’huile :

Ce tuyau est important puisque c’est lui même qui va amener l’huile à l’arbre à cames, je voulais simplement le mettre, car j’ai remarqué que les portées n’étaient pas vraiment bonnes.

Voici ce dont je parlais, les portées, après avoir passé un coup de papier avec une cale on peut apercevoir un défaut de planéité, ce qui est problématique puisque qu’on utilise des joints en cuivre, dans mon cas je remets les vieux, car ils sont bon, juste un petit coup de papier fin pour aplanir les surfaces, un coup de lampe à gaz pour les recuire et c’est partie pour un bon serrage étanche.
Donc la manip consiste simplement à poncer la portée jusqu’à ce que toute la surface soit plane, idem pour les joints en cuivre.

Tant qu’à faire, polissage du tube pour faire plus beau, impressionnant comme ça revient.

Mise en place sur le moteur, faire attention au moment du serrage à ne pas tordre le tube.